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Une rose en mourant vient poser un pétale
Sur la page du livre ouvert sur mes genoux,
Et dans le clair-obscur de l’ombre qui s’étale,
Resurgit le passé : je me souviens de nous.
Assis l’un près l’autre, à l’abri de la treille,
Nous avions des projets, bâtissions l’avenir
Et quand je te disais : « Lorsque vous serez vieille »
Tu riais de Ronsard, faisant la sourde oreille.
Oh ! ces jours ne semblaient jamais devoir finir !
Je crois encor sentir ta tête qui repose
Au creux de mon épaule, il me paraît revoir
Le matin merveilleux où j’ai cueilli la rose
Pareille à celle qui vient de mourir ce soir.
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