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Ses yeux restent ma source et ma flamme sacrée
Le miroir pastoral au bord du ruisseau clair
Où coule rayonnant cette voûte étoilée
Et cette onde où le ciel s'harmonise de vert
Dans son regard superbe où la tendresse abonde
Où la douceur déborde il neige le printemps
De la poussière d'or, une verve profonde
Mon cœur y boit son miel, son souffle, son encens
J'ai pu voir le soleil de sa forme divine
Renaître doucement, à l'ombre de ses cils
Et fendre d'or la nuit, d'une grâce Latine
Dessinant avec art les joyaux volatils
Le soir sous l'abat-jour comme un clin d'œil bleu sombre
Un charmant papillon enveloppe mon cœur
J'y vois poindre d'un coup des étoiles sans nombre
Ainsi nul chant ne peut peindre cette splendeur
Chaque fois que ses yeux caressent mon visage
Un char incandescent décoche mille traits
Et mon âme s'embrase en découvrant l'image
D'un tableau Vénitien enrichi de bleuets
Mon pinceau sans détour, si j'avais été peintre
Aurait cueillit les fleurs Au dais de son iris
J'aurais cerné le beau, le doux, afin de ceindre
Tout autour de son cœur une écharpe de lys
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