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Vous êtes dans l'erreur, ô sages professeurs!
On ne vit pas son temps pour être le meilleur,
Mais pour accompagner la vie à chaque pas
Dans une danse folle aux bords de nos trépas.
C'est ainsi que j'apprends le langage des fleurs,
Des oiseaux, des ruisseaux et de la goutte d'eau
Qui vient frapper le tronc, la branche, le rameau
Des arbres éclairés qui s'ébrouent et frissonnent
Sous la pluie, sous le vent, sous les cieux qui tonnent,
Loin des spectres obscurs que m'offrent vos tombeaux.
Et dans les jours qui muent, Pan distille ses notes.
Aucune enorgueillit, aucune ne grignote
Mon esprit vagabond porté par les éthers
Qui butine l'instant au sein de l'éphémère,
Et qui toujours apprend, même dans une crotte,
Quel animal errant a traversé la nuit
Sous le mutisme noir de l'astre qui le vit.
Mon école est, bien sûr, toute autre que la vôtre,
Où l'on récite encor comme une patenôtre
Ces dogmes sur lesquels la vanité grandit.
Mon école est ici, et elle est buissonnière,
Sous le dôme azuré qui porte les lumières
Des genèses, des morts, des vies en pointillées
Et des exclamations naissantes des beautés
Que cache l'Univers dans un grain de poussière.
Azarus
http://www.mespoemes.net/azarus
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