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Sombres sont les jours d’aujourd’hui,
Paul, le saint homme l’avait écrit !
Mais le monde se méconduit
En dépit des plaintes et des cris.
Plus dans l’horreur, plus dans les crimes,
Chacun pour soi et Dieu pour tous
C’est la devise montant aux cimes ;
Quant à soi, rien ne le repousse…
Et l’argent racine des maux,
Il est leur ami, sont-ils sots !
Oui, que court par monts et par vaux,
N’est-ce la misère le lot ?
Constat oblige et c’est de mise,
Par leur manque d’esprit d’entente,
Ils n’ont l’écot de ce qu’ils visent…
L’amitié des plaisirs les hante,
Ô oui ! Les temps sont très critiques
Et difficiles à supporter.
Mais n’encombre les pronostics,
Le manque de fidélité
Fleurit les unions précaires.
Leur orgueil et leur présomption
Font parties de l’abécédaire
Ainsi que de leur vocation
Pourtant l’apôtre le dit bien
« Sache que dans les derniers jours
Les hommes seraient des vauriens » !
Mais non contant de leurs tours
Ils jouent des coudes, aux fanfarons
Se rebellant contre parents
Pour devenir de grands larrons.
Ne respectant rien ni les rangs
Et même pas les blancs cheveux.
Prêter attention pourquoi donc ?
Au monde il n’y a plus de preux
Et les valeurs sont bien quelconques.
Le religieux n’a que le nom,
Car en fait, il renie la force ;
Tout est faux-semblant rien n’est bon,
Du Créateur ils font entorse.
Malheur à la terre qui sombre
Oui, sous la loi du plus grand nombre !
plumedefou
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