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Mon amie de la veille, et d’infortune aussi,
Je te vois patauger dans la bizarre vie,
Puérile mercenaire, en un regain d’instinct,
Tu me dis trouver beau et doux le quotidien,
Sous réserve à nous deux, d’allusions prometteuses,
Dans ta hâte gourmande, et par trop pernicieuse,
Alors que je le hais, et le trouve obsédant,
Et me veux à tous prix fuir ce charme aliénant.
Moi, vois-tu, je ne suis qu’un bizarre allogène,
Prisonnier d’un passé à la fétide haleine.
Alors que passent en vrac des têtes que je croise,
Chaque jour, chaque nuit, comme un rêve morose,
Je demeure perplexe, et ne sais plus que dire
Devant autant d’issues que l’on m’offre obscures ;
On ne peut être seul, malgré les apparences,
Puisque l’esprit, en lui, a toutes les tendances.
Ma pauvre et douce amie, notre rêve s’éteint,
Il faut y renoncer, puisque l’amour est feint.
A quoi bon insister, quand existe un dilemme :
Je te plains, plus que je ne t’aime.
Mais tu trouveras mieux, je ne compatis pas
A ton mal qui m’ennuie, ne m’intéresse pas,
Et tu restes, à la porte de mon indifférence,
Demie-folle, et déesse de l’inconstance.
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