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Marguerites effeuillées, pistils en haillons,
Amour piétiné, sur la bouche un bâillon.
Tes sentiments si purs, élevant aux nues,
Jeunesse de toujours, qu’es-tu devenue ?
De tout comportement hideux qui punit,
Toi verdeur d’aujourd’hui te voilà fournis !
Déflorées de virginité, âmes nues,
Corps souillés jusqu’à en être bien joufflue…
Conscience dévêtue face au tribunal,
Déculpabilisée, mais si peu banal.
Sans pouvoir s’exprimer, les lois sont violées,
Ô peuples ! Vos fiertés sont escamotées !
Liberté, liberté, se sont là vos voix,
Frère, fraternité, du haut des pavois !
Vous les exécrables, vous marchands de bombes,
Oui, paix et concorde, tuez la colombe…
De toute innocence, privez vérité,
Dogmes découverts de la réalité.
Promesses en campagne, belle politique,
Sur vos lèvres sont-elles encore air mythique ?
Est-ce encore à l’E.N.A., que vous apprenez
Cette langue de bois qui vous fait dévier ?
Allez donc apprendre ce qu’est la droiture,
Pour que loge en vos cœurs la parole sûre !
plumedefou
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