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Le temps passe sur mon cœur terni
Ce destin tueur que je nie
Me colle comme un insecte
Marre de leurs paroles et leurs sectes
La poésie est là garante de ma souffrance
L'hallucination veloutée et la douce errance
La maladie est là garante de mon mal-être
J'écoute encore le sermon du prêtre
La religion guide mes pas dans le noir
Marre de courir besoin de m'asseoir
Je suis ce poète condamné par le mal
Mais pourquoi mon vécu fut-il si sale ?!
Je regrette un passé qui me tient
Le diable ricane, veut me faire sien
Je m'échappe malgré la douleur
Malgré la tristesse et le poids des heures
Jaafar Azizi.
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