|

La pluie par rafale aheurte les carreaux
Comme la grêle frappant par saccade,
Les tuiles du toit, surtout les enfaîteaux !
Cette eau dévalant en grande cascade,
S’engouffre aux chêneaux / en des chants de folksong.
Le vent aux arbres fait grincer les branches,
Demandant de rompre en un grand bruit de gong !
Il siffle, il hurle, les arbres s’ébranchent,
Mais non, rien n’y fait, ils sont enracinés !
L’orage rage, redouble cause,
Il tourbillonne dans des effets lovés,
Griffe la terre, sème les bois, ose !
Crochète les troncs, les décimes et les tords.
Les nues courent aux cieux, chargés de grisaille,
Ce n’est pas ce jour se voyant couvrir d’or,
Ouranos est clos, ne permet de faille !
Pour ne pas paraître en indiscret ballot,
L’astre se masque, d’estime se drape,
À ce bien montrer par-dessus tous les flots,
Être égratigné en bas de la nappe !
Nature est liée aux cieux pour tout ce jour,
Le temps d’aujourd’hui prête à la prudence !
Oiseaux apeurés des grands pleurs en tambour,
En leur nid douillet ne font d’imprudence.
Peut-être demain sera-t-il bien clément,
Ces intempéries entrées en déluge
Au lever du jour fuiront en grands déments,
Ils ne prêtent peu aux vues lucifuges !
Comprenant très bien que l’époque funèbre,
Elle n’est présente en ce temps d’été,
Car c’est un âge nullement de ténèbres,
Mais d’un renouveau plus que sublimé !
plumedefou
|