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Écoutez ce chant là si étrange,
Il monte en complainte douloureuse.
Dans le franchissement des ténèbres,
Son ascension produit l’inquiétude,
Car qui veux se mêler à l’histoire,
Et se préoccuper un instant,
De ces êtres frêles délaissés ?
On s’habille au matin, insouciant
De ces existences misérables,
Nourrissant l’appétit terrifiant
De cette Société insatiable,
Aux mâchoires de fer, sans pitié !
Elle se réjouit du confort
Que produit l’engeance malfamée,
Dans ces ateliers sombres et lugubres…
Ils sont las du labeur demandé,
Mais personne ne prête attention,
Nul ne s’embarrasse de remords !
Ils sont brisés, fourbus, des travaux,
Dans ces mines de fond, dos courbé,
Transpirant jusqu’au sang la douleur !
Pendant ce temps le monde assoiffé,
Se repaît insouciant dans la fête.
Les banquets vont bon train au château…
Qui se soucie des hères infantiles,
Prisés du tourisme, pour quel prix ?
La descente aux enfers est aisée,
Les portes de la mort sont béantes,
S’y extraire sans mal est à peine !
Mais qu’importe la perte nous vivons …
Nous les nantis goûtons à Capoue !
Pourquoi scruter les maux de la terre ?
Mais, n’entendez-vous pas la requête,
S’élevant jusqu’aux cieux ? De leur bouche,
Une plainte exhibe l’âme noire,
De votre esprit léger, tortueux…
Craignez donc le courroux du Divin,
Ô ! Vous déplorables citoyens !
plumedefou
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