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C’est le jour décisif, le théâtre rutile,
Les coulisses fourmillent et frémissent de trac…
Les trois coups retentissent et c’est le grand silence.
Puis bouge le rideau, paraît tout le décor !
C’est alors que monte un épithalame,
Musiciens et chœur font s'élever les grands airs,
En union filiale chaleureuse, en liens indéfectibles…
Leurs pairs s’enhardissent devant la cantonade,
Ils se dispersent pour retourner à la source
Et reprendre hardiment leur exorde du jour.
Chantants l’hymne à la joie en de grandes envolées,
Nourrissant l’opéra de maints oratorios,
Afin qu’à Hélicon soit chanté Apollon,
Adulées les Muses, en offrandes orphiques.
Polymnie, Terpsichore, Euterpe, toutes trois,
Portent aux nues le triomphe de la danse et du chant !
La poésie baigne les âmes transcendées,
Qui les précèdent d’un bouquet à Chloris…
Suit lors l’intermède, unique pastorale !
Vie à la campagne, non distant de Tirynthe,
Pastoureaux et bergers, choristes hors du commun,
En charmants cantabiles subjugue l’auditoire !
Puis tout se transforme, tout s’éclipse au soleil,
Le tableau laisse place aux pas de cordax,
Elle s’exécute laissant la vie sur scène
Où les chorégraphes font corps avec leur art.
Alors toutes ferveurs empoignent le public,
Qui acclame la pièce et la porte au triomphe !
plumedefou
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