|

Derrière la pâleur d’une journée d’hiver,
Soleil flegmatique saisit les blancs nuages.
La froidure des vents nettement à la page
En ce monde endormi, souffle au Diable-Vauvert,
Mafflu bien trop long temps, ils fatiguent la glèbe !
Les halliers sont frileux languissant du réveil,
Ils sentent leur sève bouger en leur sommeil,
À croire qu’ils consomment un soupçon de cubèbe !
Peu à peu l’astre hélios dissipe les vapeurs !
Décrochant le manteau de la terre gelée,
Il ranime les haies de feuilles géminées.
Ici et là, des fleurs croissent hors de leur torpeur
Au fond des grands talwegs, nombreuses primevères,
Parsèment les talus en saisissant le pan
Des prés encor peu vert et au reste s'alliant,
Esquissant la java pour sortir de la terre !
Dans l’herbe encor poudrée d’esthétiques diamants,
Demoiselles jonquille planifient un passage,
Relevant de leur or le céladon en âge,
Pour que printemps s’égaie parmi tous les champs !
Les oiseaux spectateurs de cette neuve scène
En laisse répandre quelques airs mélodieux.
Un art symphonique retentit, monte aux cieux,
Où Dieu se réjouit de l’éclosion soudaine,
Tant des airs printaniers que des couleurs du temps !
Joli coup de pinceau, magnifique palette,
Tout y est en ce jour, la saison se projette
Vers des amours heureux qui entre dans les rangs !
Il est temps pour l’hiver d’ôter sa houppelande,
Et d’avoir le bon goût de gagner sa maison,
Laissant au printanier le loisir, la raison
Ce jour d’être en lice, de courir en la lande !
plumedefou
|