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Mes yeux croisent parfois ceux d’un barbare dieu,
De bois ou de marbre, de métal ou de pierre,
Qu’importe cette audace, il est honte en prières
Et larmes de cristal tombantes de mes yeux !
Dans la nuit son corps froid, contraint et immobile,
Son regard dans le flou, ses bras croisés, patients,
Il est là statique, est-il au moins conscient ?
On en doute, oh que oui, car il n’est volubile !
Pourtant sa dague aiguë pointe haute dans les cieux,
Aux heures de lune, tout en grâce, il mendie,
Pour que lame acérée s’abatte avec envie,
Sur l’âme innocente proposée aux furieux…
L’arme rougie du sang par les grands sacrifices,
Ils ont pu voir brûler la gloire du païen.
Une mort soudaine, car l’idole n’est rien,
Même sur piédestal, même en bel édifice !
Un piètre victorieux sur les agonisants,
Sur tous ces expirants, sur toute la souffrance…
Vibrations des râles de gens en espérance,
Où au petit matin ils deviennent gisants !
Leurs voix changées en bruit vont n’être que silence,
Faisant un grand écho à la résignation.
Sur le flux d’un songe où tout est passion,
Que je croyais défunt, le voici souvenance.
Mon aura, par des croyants parias,
Ces chefs spirituels aux envies dégagées,
Devenait mendiante de coutumes imagées,
Car je n’avais accès au vrai de la noria…
Dans ce labyrinthe je rencontrais des ombres,
Barbares injustices, passages vomitifs !
Tel virus s’immisçant en corps évolutif,
On devient dès l’aube l’état de mort bien sombre
Demeuré est alors exigé à l’esprit,
L’allure de penser n’est nullement coupable,
La réflexion n’est pas un point condamnable,
Or, qu’est-ce qu’une idole ? Un leurre d’un dur prix !
Un artifice odieux, détruisant la pensée,
La remplaçant au tort du plein consentement,
Où, l’obligeance sert, sauf intelligemment,
Rendant l’individu serf de vaines odyssées !
plumedefou
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