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Le vent d’hiver glace la ramure des arbres,
Mon corps, lui, se transit de ce froid pénétrant.
Le manque de douceur fait devenir de marbre,
Mon port tétanisé fait de moi un gisant !
Les corbeaux croassent, la mort, ils l’appellent,
Le néant me hèle pour au loin m’égailler,
Son souffle est sur mon cœur, ainsi il m’interpelle…
La blancheur alentour dresse un tableau frisé.
Les langues de givre renferment la vie leste
De Dame Nature, mais moi je suis brisé !
Plus de palpitation perceptible en des gestes
De régénérations, mais je veux subsister !
L’empyrée grisâtre le frimas l’accentue,
Alors l’angoisse s’étendant, il me sonne le glas,
Le silence au beffroi, de ses murs s’infatue.
Je me sens dilué, exagérément las !
La froidure pose sa bise si glaciale,
Que ses lèvres frémissent en distillant la mort !
Elle raidit mon corps pour la dernière escale,
Digéré en ce test pour un certain confort !
plumedefou
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