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Je connais à l'estive une terre d'amour
Habillé par les fleurs, que le soleil inonde
Le bonheur vient y boire à la pointe du jour
Le charme et l'harmonie au murmure de l'onde
Ce royaume en juillet doré par la moisson
Au paysage agreste, accueille l'alouette,
Le faisant, le renard et l'auguste pinson,
C'est là-bas près des blés que je deviens poète
La source au fond des bois alimente mon cœur
D'un frisson merveilleux que l'ombrage tourmente
Qui sème dans l'éther la tranquille douceur
J'aime voir l'eau bondir quand la cascade chante
Ce couvert authentique évoque le Morvan
Les antiques rochers vêtus d'herbe et de mousse
Elaborent un tableau paisible et verdoyant
Bien avant que l'automne en forêt se trémousse
La vie est suspendue aux doigts doux du zéphyr
Sur les blés ondoyants ceint d'or et de silence
S'évanoui le temps, l'émoi pur d'un soupir
Tandis que l'horizon à l'azur se fiance
Je ne décrirai pas ma peine de quitter
A la fin du séjour ce terroir d'aubépine
Pour comprendre ce coin, d'abord il faut l'aimer
La douceur en retour tendrement vous fascine
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