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Longues brumes anéanties des matins de l'hiver
Silence d'or des cathédrales
Figées dans le midi du solstice à venir
Il n'est pas de givre au secours de la mémoire
Pour la garder au creux de mon corps oublieux
Il n'est pas de larmes qui s'échappent incertaines
Au bord de l'absence et de la déchirure
Il n'y a que cet instant qui m'appartient
Accroché comme les oiseaux aux branches dénudées
Etendu comme la mer,le ciel souverain,
Il n'y a que ton image à chaque fois recréée
Donne moi les songes qui t'ont un jour enfanté
Donne moi les rêves qu'il t'a fallu rassembler
Pour peupler ton univers à mes rêves accordés
Donne moi ton âme par l'hiver engendrée..
https://www.youtube.com/embed/oT_BJK1H8xw
Clairedeterre
http://www.mespoemes.net/clairedeterre
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