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dis-moi la rose
Rien ne s'oppose
A ce que j'appose
Un bouquet de prose.
Et si soudain je l'ose
Quelques mots se posent
Sur la corbeille des mots
Ne cherchant point défaut.
Tue as la belle prouesse
De la tendre jeunesse,
Bouton de jeune rose,
Baisers posés, si je l'ose.
Tes joues sont roses
du plaisir comme devise,
Jamais ne t'avise
De déborder de ta devise.
Viennent ensuite les caresses
D'un bonheur bordé de liesse,
Ne se refuse la sieste
Toi, toujours si leste.
Que dire de cette tendresse
qui doucement se tresse
Dans un cœur de prouesses
Que jamais , je ne délaisse.
Embellie par la beauté
Evanescence de pétales
Aux couleurs mordorées,
Dans le parterre, tu t'étales.
Comme sont beaux tes sépales
Offerts généreux au papillon
Qui survole l'Aquilon,
En ce visage si pâle.
Papillon bleu de ses doux aveux
Te transporte en l'azur de ses cieux.
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