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Aux aurores voyez, mon verger se ranime,
Les chants des campagnes voisinent mon chez-moi…
En son sommeil, la nuit, son aspect se sublime,
Pour que, dès son réveil, ses fruits aient bon aloi.
C’est un enchantement à chaque efflorescence,
Pour mes yeux, pour l’ouï, mes sens sont en éveils…
Pour l’émerveillement pas de *brigue en naissance,
Seule nature a loi unique et sans pareil !
Les feuilles des arbres campées sur leur pétiole,
Leur chlorophylle brille au soleil de midi.
Elles tendent bien haut leurs feuilles en banderoles,
Comme des étendards aux appels inédits !
Quand la terre s’endort sous un ciel de grisaille,
C’est encore un charme bien désintéressé,
Toute la gent ailée si elle ne piaille,
Se prépare à demain, d’un concert embrasé
Puis la vie continue, les beaux jours s’arrondissent
Les envies de ciels bleus musent parmi les champs,
Pour enfin revenir accomplir leurs offices
Et mettre le zénith en feu sur tous les plans.
Au courtil les arbres déclament une prière
Vers le Divin maître du temps et des saisons,
Afin que l’averse s’en trouve nourricière,
Pour que leurs racines étanchent les surgeons !
Il y à des journées, le moral est en grève,
Pour calmer l’inertie, de mon âme, l’atteignant,
Ressentant le besoin d’une prospère trêve
Mon cœur guide mes pas vers le frais agrément !
*Briguer : manœuvre secrète et détournée pour obtenir une place, un honneur.
plumedefou
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