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Seule lueur lucide dans le noir
Mais si seule, si seule
Si seulement…
Un Big Bang dans le noir
Et l’univers esseulé fut créateur
De personnes si seules, si seules
Si seulement…
Les planètes dans l’onde noire
Confortablement assoupies
Dans leurs nids
Creusés de leur poids
S’enfoncent dans des trous noirs
S'entrechoquent ;
Et l’onde vibre
C’est un signe
Le seul signe
C’est le cygne noir du commencement
Celui-là même qui sillonne l’onde
Sans un signe de son ombre
Si seule, si seule
Si seulement elle n’était pas
Noyée
Pensons-nous notre ère solide
Mais tout s’éloigne, rien n’est fixe
Et les anciennes lueurs palissent
L’opacité du noir englobe un monde
Sans fond, ni forme
Beautés des astres
Désastre
Ôtez des astres
Les astres
Et il reste encore quelque chose
Mais quoi ?
L’univers explosa en créant,
Dit-on, dit-on
Rien ne dit cependant
Que nous en verrons le plafond
S’il est, s’il est…
Ni rien qui soit si loin
Le monde est trop vaste
Mais si beau,
Si beau est le jeune monde amené
Par la lumière passée ;
Contemplons l’ère fragile
Rien n’existe en ce monde qui ne soit vu par un homme
Nous modelons le monde à notre image
Quand notre image n’est rien dans le monde
Que l’œil de l’homme veut s’attribuer
C’est ainsi qu’il lui sera toujours étranger
Un trou noir dans nos pupilles
Nous sommes ce qu’il est
Ce poème date de 2016
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