|
J'exhorte la cohorte
Des gens à l'aigüe faux
A se tenir sur leur garde
Car la jungle par mégarde
S'en prend aux sauvages défauts.
Se posent de sérieux gardes
De leurs yeux perçants, prenez garde!
La nature toujours violée
En plantations hasardeuses
Se fait si frileuse,
Nature se faisant étioler.
C'est ainsi que se créent déserts
En sables mouvants austères,
Par vos fausses paroles délétères,
Vous empoisonnez notre terre
Qui peu à peu sous les combles s'enterre.
Vous fourrez vos palmiers empoisonnés
Parmi tous ces sillons creusés,
que deviennent richesses de l'humanité
Nécessitant notre priorité?
La terre se meurt sans équivoque,
Pour elle des pensées s'invoquent.
Assez de tous ces dictateurs
Qui arrachent racines volontaires!
Que deviennent aussi orchidées
Qui sur des troncs se sont enlacées
Ne sachant qu'elles seraient persécutées
Contres des palmes troquées.
L'homme en subit conséquences
Quand il se nourrit de ces huiles
Perfides qui coulent en leurs veines!!!
Ouvrez donc les portefeuilles,
Laissez frémir les tendres feuilles
Qui nourrissent les ancêtres
Seuls vrais propriétaires
Des richesses de la terre.
Ces anciens invoquent en danses en transe
L'égoïsme des blancs
Qui à la nature sont récalcitrants,
Les sauvages se débattent en leur cage
Privée de tout son bon terreau...
|