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La danseuse déambule,
Funambule qui ondule,
Sur des fils invisibles,
En figures illisibles
Et perfection sans fin...
L' escarpin de satin
Tapote à petits pas,
Sur les pointes, il patine...
La jolie ballerine
Trottine sans faux pas,
Ces beaux gestes exquis
Inonde en légèreté
Un public conquis,
Ses muscles sont sculptés
D'un justaucorps moulant
Qui les rend attrayants...
Sous un tutu de tulle
Son corps qui bascule,
En grands écarts au sol,
Se soulève et s'élance
Vers un nouvel envol...
Ses bras ont l'élégance
D'immenses et fines ailes
Qui s'agitent, se balancent
En lignes parallèles
Comme un vol d'hirondelles....
En cadence ses jambes
Sautillent puis enjambent
Sans efforts apparents
L' obstacle transparent...
Sur le plancher, elle saute,
Portant la tête haute
Diadème et maquillage
Illuminent son visage,
De diamants bisautes
Magnifiant sa beauté....
Le miroir est la toile
Qui révèle sa lumière.
"Petit rat" qui, enfin,
En ce soir de première,
Devient la grande étoile,
En habit d'apparat;
Au bal de l'Opéra,
La scène est son destin,
L'espérance de demain.
Martine
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