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Obligeance du temps, effleurement du corps,
Au jardin, les branches m’ébouriffent,
Pour signifier que l’air frais s’agriffe,
Ne voulant rien céder en ses tendres transports.
Mais les rais du soleil, eux, ne sont pas en reste,
Caresses de feu strient mon chapeau
Et réchauffent le bas de mon dos.
Que de grandes promesses en ses plaisirs, ses gestes.
Près de l’étang, l’odeur de la glèbe frémit,
De son eau endormie, elle joue,
Aux rainettes, l’air des bords de boue
Qui par son envolée, les enchante et ravit !
En l’azur, les oiseaux s’élèvent, haut, en chandelles,
Belles hirondelles trissent en concert.
Rendant hommage au Dieu découvert,
Elles lâchent une plume en guise des immortelles !
Au bord des plans les roses exhalent leur parfum,
Cuisse de nymphe émue, si exquise
Les rosiers The Pilgrim suffisent
Car leurs senteurs fruitées embaument, ils sont tribuns !
Je me sens en émoi de ce cœur bucolique
Tandis que la vie bruit au zénith
Quand le lierre s’accroche au granit,
Du haut mur d’enceinte de construction typique
Les abeilles vont mettre en dépôt pour l’hiver,
Butinant lavandin, chèvrefeuille,
Toute fleur, du jardin qui accueille
La vie bat et bourdonne très divers…
L’été est à ma porte et je l’entends qui sonne,
Alors j’ouvre vite le portail
Indiquant son nouveau joli bail !
Je sens toute ivresse tant ma tête raisonne.
plumedefou
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