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Le temps qui lui s'écoule sans être différé,
Sera-t-il à l'écoute d'infimes aspirations ?
Attendre sans murmure, ni donner à penser,
Laisser dire, laisser faire, d'harmonie tranquille.
Balsamine, herbacée aux fruits si impatients
Qu'à la moindre proximité, tes graines pressées
Se projettent vers le sol avide de produire,
Préoccupé aux gestes naissants, imperceptibles.
Ne circonstanciant en rien de ma propre attitude,
Endurer sans un flegme, mais plutôt impassible,
Aspirant à me donner qu'au propre devenir,
Supporter sans souffrir ou souffrir sans la souffrance...
Que je me décide à tout, mais sans être la dupe ;
Ô ! Mais ne te formalise pas, pour ce qui est,
Des choses qui te concerne, observe autour de toi,
L'attente, bien que longue, plus rien n'est retardé !
Le myosotis fleurit tout de même à son heure,
Et bien que ferais-je, moi, d'en cueillir un bouquet ?
"Noli-me- tangere !" Attention je crie, j'explose !
Dès lors mon profit du jour, ma patience, est perdu !
Ô vertu, affrontant la complète adversité !
Dois-je donc persévérer avec résignation ?
Je ne suis point novice portant le scapulaire,
Attendant les matines pour faire les dévotions...
Mon espérance jalouse plutôt l'agrément,
J’attendais maintes fois, il ne venait pas à terme,
Dans les délais cependant, puisque non ajournés !
Mon épisode est suspendu aux lèvres des anges...
Ah, que n'ais-je préféré le soleil en sa course !
Oh ! Point d'émoi, ni souci, en me tournant vers l'Astre,
Mon visage est en quête d'un appui chaleureux,
Mais il n'est pas trop tard, il reste l'éternité !
plumedefou
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