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Arbres verts, feuillus de nos vergers et closeaux,
Combien donnerez-vous sur vos rameuses branches ?
L'ombre, les jours d'été, et de vos boqueteaux,
Abri d’oiseaux en jour de pluie, l’hiver, nuits blanches !
Recensons aussi les prodigues floraisons,
Odorantes à souhaits ; vos cueillaisons divines,
Dont jardins à foison regorgent en la saison !
Vos troncs et vos ramées se dressent, dès mâtine.
Même, pour mieux marquer des cueillages abondants,
Ramures et rameaux font la grande révérence.
Fauvettes, Mésanges, Merles, sont intendants,
Attirés tous viennent s'y gorger en aisance !
Pépiements s’allient aux appas de natures.
Chaque année vous mourrez, c'est l’entaille de saison,
L'an suivant, nos yeux sont radieux de vos parures.
Les fraîcheurs du matin crochent des perles aux tons…
Pour le plaisir de l’œil, leur pulpe elle s'enrobe,
Phoebé mûrit leur chère et comble vos rapports.
De carnation vive cela presse à la gobe,
Réjouissant le cœur, vous menant aux transports !
Hors tous les lendemains sauront mener la danse.
Vous aurez encore, saisis et tout compris,
De la trame des jours, occupant l'existence,
Que votre stature nous montre votre prix !
plumedefou
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