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Tu te veux séduisante,
Laide tu es !
Tu te veux héroïque,
De courage il n'y a que la lâcheté en toi,
Puisqu'illégitime est ton acte.
Ta beauté n'est que pourriture du visage...
Faudrait-il s'abandonner en tes bras,
Et disparaître d'ici bas,
Laissant derrière moi que tristesse ?
Pourtant ceux que j'aime méritent la liesse !
Non ton aiguillon ne s'enfoncera pas
En mon être charnel, car, ô combien,
Je te repousse de toute ma vigueur vive.
Mais tu te fais insidieuse et plus pressante
Avec tes propos captieux et vénéneux.
Ô oui ! Que tes atours semblent tous enviables !
N'en sont-ils pas plus enjôleurs
Et plus dangereux de s'y laisser prendre ?
Quel gain y a-t-il à œuvrer
Pour la perte, que dis-je, l'oubli ?
Ne plus voir, de surcroît, ne plus entendre ;
Je cesse de penser : «je suis donc je pense,
Je meurs, je cesse d'exister !
La vie vaut bien d'être vécue,
Même en un combat continu...
Alors je vis !
Respirant la trame de la vie,
Ciselée comme le nœud vital,
Et toi «Mort», je te tue,
Car mon existence est ta mort.
C'est pourquoi je t'invite au suicide !
plumedefou
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