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Bordures des ravins en fleurs, senteurs accrochées,
L'air embaume d'un savant mélange floral. Niché
A plusieurs pas, d'habits mordorés, un faisan
À peine apeuré, hoche la tête insouciant.
Des trous les grillons en cœur, de leurs élites crissent ;
Au loin paissent dans leurs pacages, quelques génisses.
Mais toi, nonchalant, tu serpentes si gentiment,
En enfant espiègle tu musardes allègrement
Par les travers des haies où piaulent les passereaux
Et quelques lapines y élèvent leurs lapereaux.
Pas étonnant à deux pas la luzerne, le thym,
Le serpolet, croissent pour de délicats festins
Toi sentier, tu poursuis plus avant ton périple,
T'enfonçant en sous-bois aux trésors précieux, multiples...
De petites roches grises, très moussues par endroits,
Jouent saute-mouton sur les rais solaires qui poudroient.
Au fond d'un petit val, court et murmure un ru,
Il se faufile sous la ramure au feuillage dru.
Les champignons gambadent et dansent la farandole,
Coquins et malicieux... qu'ils sont joyeux ces trolls !
Mais, mais, coquet petit chemin, ô ! ne t'en va pas,
A me faire rêver j'en oublie le contre-pas
Emmène-moi dans cette ronde, vers d'autres cieux,
Horizons enjoués, rieurs et facétieux.
J'entends, de ci, de là, les clochettes d'un muguet,
Dernières alarmes d'une saison mise aux aguets.
Les sèves du printemps ayant séduit Dame Nature.
Dans les futaies, puis les guérets et belles pâtures
La chaude saison rendra mûre les fruits d'abondance.
Et toi, tu poursuivras la voie, celle de mon enfance...
plumedefou
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