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Les mots qui tuent...

le mercredi 22 mars 2017, à 03:29. Posté par plumedefou


    Il y a des mots qui tuent sans tuer,
    Et des mots blessant sans achever.
    Entrant dans la peau sans laisser de plaie,
    Mais faisant souffrir comme ronceraies !
    Pareil aux abîmes en grand océan
    Abysses sans fond aux aplombs béants,
    Laissant l'empreinte bien large et profonde
    Comme des marques violentes et immondes,

    Des liens du Shéol sur un corps ardent,
    D'une chair aimée et que l'on nous prend !
    Le mal d'expressions dictant les blessures
    A jamais fatales, indues meurtrissures !
    Vous affirmez voir, savez-vous scruter ?
    Sagesse de Dieu dit de discerner !
    Vous bruissiiez pour rien la vigueur des membres,
    Votre intelligence est moindre que l'ambre !

    Les livres des mages emportent le vrai,
    Leur but est profit, flattant tel laquais.
    Les flots de la mort, ils vous enveloppent
    Pour ne plus lâcher la proie qui achoppe.
    Les voies de Bélial vous emportent au loin,
    Ses pièges attendent le passage en coin.
    Dessillez vos yeux découvrez les cimes,
    Entendez les choeurs entonner des hymnes.

    D'en haut apprenez ce qu'est le savoir,
    Que d'être libre n'est point de vouloir !
    Non, mais de pouvoir sans objet de force,
    Ouvrant grand les yeux pour qu'ils se renforcent !
    Tandis qu'hélianthe monte en son zénith,
    Vous couvrant de rais dès son introït,
    Vous, vous présentez en de faibles esclaves,
    Car tous vos désirs forment vos entraves !

    Le charnel renvoie le spirituel.
    Quelle liberté, est-ce bien réel ?
    Ceci vous est peine et la servitude !
    Comment faire un choix dans vos habitudes ?
    Votre seul tombeau sera le néant !
    Eh bien, tous vos mots sont des excréments !
    Vos maux sont cercueils, c'est votre allégresse,
    Votre être futur est surtout détresse.

    Tandis que soleil brûlait et passait,
    Pourquoi avoir peur, votre vue chutait ?
    N'entendiez-vous pas tous les airs du fifre ?
    L'appel du Berger et bien se déchiffre.
    D'extérieur autre qu'être assujetti,
    Vous n'avez voulu qu'user du petit.
    Aujourd'hui, voici que viennent les comptes,
    Car vous avez eu versement d'acompte !

    plumedefou

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
aurorefloreale le jeudi 23 mars 2017, à 08:57
en effet quand on reçoit il faut pouvoir rendre avec intérêts...

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