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On dit que le bonheur est toujours pour demain,
Mais non car il est là, au creux de notre main.
Nous le cherchons par-ci, par-là, en infidèle,
Tout en prenant garde qu’il nous soit très fidèle !
Nous pouvons le saisir, mais nous laissons courir
Ce pourquoi nous aimons rechercher et souffrir.
Ah, malheur ! Ah ! Malheur, à ceux qui prodiguent
Moult conseils fielleux, bâtissant des digues,
Les restes de temples dressés comme des bougeoirs,
À des dieux inconnus taillés en ostensoirs…
Autour de la concorde, détruisant les vestiges,
De la félicité, la laisser en litige !
Compatir aux douleurs, certes, c'est faire un grand pas,
Au fond de la tourmente, c'est faire un grand cas !
Et prendre soin, joyeux, mettant un chaud sourire,
Aux visages meurtris de n'avoir pu construire !
De ces petites gens, sans cet intérêt marqué,
Et, de leur estime non sans se démarquer.
Le bonheur des autres c'est aussi le nôtre,
Ensemble parcourrons les chemins d'apôtres...
Pourquoi ne pas mettre les milliers de débris,
Loin des actes d’amour, ainsi être à l’abri,
Et nous voir s'aimer, au lieu que dans l'ombre
Règne l'excitation d'une guerre très sombre !
De leur ego sortir une fraternité,
Dépassant les limites du masque vernissé ?
N'est-il pas mieux de voir son autre que soi-même,
D'étroite harmonie avec son proche et même !
Ah, bonheur! Ah, bonheur ! À ceux qui sans souci,
Se peine pour autrui sans en compter le prix !
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