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Il faut bien le dire
On est souvent tenté
De transformer la réalité
En nos nombreux désirs.
Quand la réalité se soupire
Souvent vite on l'expire,
On la remplace par désirs
Pour éloigner de nous le pire.
C'est un jeu tant soit peu
Assez , pourtant dangereux,
L'âme est ainsi faite
Qu'elle se désire concrète.
Voir les soucis en face
Laisse bien des traces,
La vie toujours se trace
Sur un ligne, se trace.
Eviter les détours
Qui éloignent de l'amour
A toujours vouloir partager,
Est d'une sage félicité.
Pourtant souvent les deux se confondent
Pour entamer vie féconde,
Qu'elle ne soit absconde
Il faut que l'on la fonde.
Les fondations demandent ciment
A glisser dans les failles,
Un fameux travail
Pour colmater les entrailles.
Mais désirs peuvent devenir
Si belle réalité
Quand très fort on le désire
D'éloigner de ses profonds soupirs.
La vie est pleine de mystères
A élucider sur cette terre,
Les mystères portés par la pensée
Sont parfois cruelles vérités.
Lors pensons à nos désirs
Pensons les fortement,
Faisons-en doux délires
Aux doux sons d'une lyre.
C'est à nous de tracer la voie,
De garnir la maison d'un toit,
Cela va évidemment de soi,
La gaieté est de bon aloi.
On ne sait décider de tout,
On est maître de très peu,
Notre avenir dépend de Dieu,
Mais quand on désire de tout son feu
Intérieur qui brûle de désirs,
On chasse bien souvent soupirs,
C'est bien de le dire,
Encore mieux d'en faire notre devenir.
Et la vie se fait merveille
Quand on y ajoute en sommeil
Quelques doux rêves à réaliser,
Quelques douceurs à partager!
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