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Découvrant son jardin fleurit de beaux vers d'or
Je découvre un écrin animé de tendresse
Existe-t-il plus pur, plus sensible caresse
Plus savoureux tourment que ce charmant transport
Que cette encre qui chante aussi bien qu'un ténor
Richement ciselé par une âme de messe
Un être de lumière ignorant la bassesse
Ne cherchant que des fleurs celles de messidor
Quand je reviens rêver au soleil de ces pages
Un parfum se répand celui des bois sauvages
Cet encens merveilleux c'est les mots d'autrefois
Par son souffle léger sa plume immaculée
A couvert le vélin et mon humble pensée
J'y trouve avec bonheur l'empreinte de ses doigts
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