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Le silence flâne sur les vers du rhapsode
Ô équipée ! Pourquoi ne viens-tu pas à moi ?
Esprit réveille-toi, mène-moi vers les odes,
Où les mortels couvrent grandes lieus avec foi !
Création berce-moi dans tes éclats de gerbes.
Que ta sève change le céleste en actions.
Dégagé des effrois, je veux m’étendre en l’herbe,
Je veux m’abandonner à toutes tes passions !
Mais pour l’instant revient à moi pour l’influence,
Tu dois guider l’esprit dans mes inspirations.
Veux-tu bien cajoler l’influx des résistances
Pour que les mots naissent, fusent en révélations !
Créer quand rien ne vit, effacer la lacune,
Je dois poser l’empreinte aux cieux de la noirceur.
Pour qu’un jour se place haut au-dessus de la dune,
Éclairant le monde, oui, un flambeau de douceur !
Nul chaos, nul trouble, mais une paix sereine,
Voilà la tâche hélée de tous les corps humains !
Mais elle arrivera que si mes strophes ne traînent !
Ô ! Muse des poètes, écarte le voile fin,
Qui gêne mon esprit cultivant le désordre,
Cela annihile les mots faisant mes vers.
Or, au bout du chemin doit apparaître l’ordre,
Pour que l’humain, enfin, n’aille plus de travers !
plumedefou
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