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Voilier uni aux flots, aux vagues de la mer,
L’apparition de nues fait confondre en l‘azur
Les couleurs bleu acier d’avec le gris du fer !
Il vogue vers le but, le seul havre paisible, sûr…
L’approche des côtes, grâce aux menées d’Eole
Sur le grand littoral, rassure l’équipage.
Il fait souffler un flux par Zéphyr en obole,
Un portant pour les nefs, fuyant le démâtage !
Louvoyant lentement par crainte des écueils,
Il s’approche prudent, semblable à un vieillard,
Vieux marin avisé, pointant le bon accueil,
Sa perception, sûre, fait croître sur le tard
Le ferment évident d’une conscience à naître.
Il progresse glorieux sur la route, hors du temps,
Ne croyant en ce jour que par le fait de connaître,
Le dieu Poséidon et son lieu, l’océan !
Seul comptait maintenant un des endroits d’approche,
La houle de la mer, la tiédeur de son eau,
Permettait d’accoster serein, sans anicroche !
Là-bas est l’expression de joie in extenso...
Comme un arbre de vie que l’on voudrait atteindre,
Ô ! Que ce soit l’Éden, lieu ne pouvant s’éteindre,
Lors tremblant d’extase leur essor était sûr !
Pour ne plus éprouver le poids des ans si dur !
plumedefou
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