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Fragments (chaque par en est 1), morceaux choisis

le samedi 01 avril 2017, à 08:22. Posté par


    Le rouge et le noir virevoltent face, comme la flamme au soir ou le défi au
    taureau.


    Piano,
    Sur ton échine je déambule, prise d’octaves à l’infini.


    Respirer dans son corps sans plus aucune envie,
    S’éteindre d’impuissance sur la déconvenue,
    Épouser l’existence, faire l’amour à la vie.


    Avant j’étais une gay triste, maintenant je suis une hétéro pas toujours très gaie.


    Tu manies la tendresse comme on manie le rire
    De sanglots muets en sanglots sages, tu vas te perdre d’horizon,
    Tu humes la passion de celles qui vont au pire
    Et tu plantes les étoiles de lumières aux sillons.


    Le parfum de l’amour reviendra inonder ta vie
    Sans artificielle veloute,
    Et sa fragrance envoûtera lucidement
    La pureté de ton âme.


    La solitude n’est engendrée que par le mutisme des autres,
    L’amitié est présente par le silence de ses mots.



    La solitude ça existe bien qu’en dise un certain,
    Vides le cœur et les mains, c’est certain qu’on nous évite.


    La plume d’un roi n’est t-elle pas celle d’un prince en devenir !


    Je vous pensais bien,
    Je vous pensais grandes
    Mais vous portez des liens,
    Que nul ne peut vous prendre.


    La foudre est tombée sur moi,
    Comme vous le faites sans comprendre,
    A me juger et à m’en prendre,
    Terminerez comme je me noie.


    Si la pudeur est dans l’action du verbe,
    L’oral des malentendants,
    L’écrit par ses prétendants,
    Je m’y présente imberbe.


    La mélancolie est un si joli mot
    Elle est là dans nos cœurs en rappel de nos yeux
    Elle désire que son feu nous prie d’advenir feus
    Nous attente à la mort de par ses vilains maux.


    Je suis partie sur une île vierge
    Là où les morts sont vivants d’être là
    Là où la haine et les cris n’ont de droit
    C’est mon choix et non un privilège.

    Un miracle céleste a crée homme et femme
    Pour que la terre s’habille d’un peu de mouvement
    Mais il ne savait pas qu’ils croiseraient les armes
    Comme quand on dit « bonjour » dans un éternuement.


    J’ai oublié de grandir et pourtant je suis là
    Déjà prête à vieillir, à flétrir dans mes os
    Le poids de l’âge s’inscrit comme un fardeau
    Dans un livre plein de rêves que je n’écrirai pas


    Des dentelles de rires s’entremêlent à l’école
    La pureté candide est en pleine expansion,
    Mais pour combien de temps ces rondes et ces chansons
    Avant que l’innocence , de leurs voix, s’en envole.


    J’ai plané dans les airs et nagé dans les eaux
    Marché dans les déserts, égaré mes ruisseaux
    Retrouvé la lumière, éteint tous les flambeaux
    Et pourtant je suis nue de n’être encore que moi.


    Écrire que nous ne sommes rien
    C’est déjà crier son contraire
    Mais si l’on regarde derrière
    L’on n’est peu fier d’être humain.


    La vieillesse plante ses épines de roses
    Seul souvenir de ces dernières
    En plein cœur, en pleine prose
    Elles manquent à ma boutonnière.



    Dessous nos yeux il y a les cernes,
    Au bout des cernes,
    Les valises de nos vies.


    Rien vraiment n’est plus beau que l’amour,
    Lorsqu’il danse au cœur de nos vies,
    Quand l’étincelle au milieu d’une nuit,
    Habille les envies de velours.


    Rien à rien ne succombe, si rien à rien n’a de vie
    Ni l’espoir d’un hiver évanoui, ni ce jet d’or qui s’élève et tombe

    Passe le temps creusant les rides, s’amoindrissant de rien en rien
    ni vivre seul, ni vivre de lien, n’empêchera le temps d’écrire.

    Rien n’est pas si rien que cela, lorsqu’il appose sa déchirure
    Au bas d’une page d’écriture, celui qui lit se noie du « pas ».


    Tu manies l’écriture comme on manie le rêve
    avec des maladresses et des fonds de serments
    Avec une flamme intense d’irréel et pourtant
    Tu sais que tu nous aimes de lettres éphémères.


    Je meurs d’être,
    Et lorsqu’ enfin je suis
    Être me fait mourir.


    Avoir le temps de vivre, se dire qu’on a ce temps
    Et que l’on meurt à contre temps… Comme un sourire.

    Le rire s’en va à l’instar de la larme
    Au chevet du malade lorsqu’on lui tient la main
    Lorsque pour l’au-revoir, lui faisons croire demain,
    Lui offrant munitions sans lui offrir d’arme.


    La vieillesse,
    Elle est vitre fragile ne tenant que par une tendresse osée
    qu’un regard un peu dur brise.


    J’ai écrit ton visage sur une feuille d’amour qui venait de heurter l’orgueil d’une flamme fanée.


    J’ai demandé au ciel ce matin de ne pas pleurer,
    Aujourd’hui c’est la fête et mon amour m’attend
    Il est là, avec lui, danse le soleil
    Je les regarde et je cours vers eux,
    Le soleil alors disparaît ,
    Il ne reste que toi et je t’aime.


    Quoi de plus beau, quoi de plus tendre
    Qu’un morceau de soleil accroché à tes yeux.


    Rien qu’à toi, rien que pour toi
    Je te dirai l’amour en prose
    Celui qui donne, non qu’on reçoit
    L’image au miroir qui s’oppose.






    Tellement envie d’être tendresse
    Que chaque rire est un sanglot
    Il est des jours où la tristesse
    De rire en rire monte trop haut.

    L’on s’imagine caressé d’or
    Avec la pointe d’une plume
    Mais quand au rêve l’amour s’endort
    Et que nos yeux brisent la lune .

    On est seul,
    Si fragile que le courage s’évanouit
    Si rien que l’espoir nous en prie.


    Tu ressembles à toi et à toi seulement
    Et seulement c’est grand, quand je ne vois que toi
    Tu es là sans sommeil avec dans les yeux
    Un éclat lumineux, un morceau de soleil

    Tu es plus que le temps que je passe à t’écrire
    Dans ta voix le plaisir s’écoule doucement
    Quand nos deux corps battent l’amble
    Je te ressens qui trembles de ce désir intense.


    J’aurais préféré ne rien te dire du tout
    Ne rien souffler, ne rien trahir,
    J’aurais aimé te dire vous,
    Pour vous de tout, tout vous écrire.


    Je marche sur le fil entre tout équilibre
    Et j’aimerais atteindre le côté opposé
    Mais nul ne réalise l’exercice sans trembler,
    A moins qu’avec sa force, il ne se veuille libre.


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