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Le noir de la marmite
Et le rouge du drapeau,
Se conjuguent si vite
Et se brandissent si haut.
La révolution du peuple,
La marche des braves gens.
Pour que terre se repeuple,
Mais celà requiert du temps…
Ils prétendent à gratitude,
De sa sueur il répond
Au labeur d’ingratitude
Par des cris bien furibonds !
Voyez là-bas, cette masse,
Foule de gens mécontents…
Ils courent les rues et places,
En rage, tel chien grondant…
Pensez-vous tenir la houle
À la lisière du lieu,
Là où cette gent se saoule
Pour oublier leurs os vieux.
Leur carcasse si voûtée,
D'avoir lutté pour gravir,
L'échelle des assemblées,
Où l'on ne daigne mourir !
Noblesse vaut bien mémoire,
La glèbe n'est à bon droit ?
Pourtant c'est évocatoire,
Où sont passé tous ses rois ?
Mais est-elle mieux nantie
À la sortie du néant ?
Vous, bergers, êtes impies,
Votre sort sera payant !
Votre cœur est noir, non rouge,
Plein de rouge sont vos mains !
Sociétaires cela bouge,
Oui, votre heure est pour demain !
Vos secrétaires exploitées,
Vos employés vaches à lait...
Les femmes sont si usées
Et les hommes sont refaits!
Leur devenir est si sombre...
Vous préoccupez-vous d'eux ?
Vous n'avez cure de l'ombre
Qu'ils projettent par leurs feux !
Ammassage et ratissage,
Voilà votre unique but !
Peu importe votre usage,
De l'usufruit, votre rut !
Que flotte le drapeau rouge,
Pour chasser l'avenir noir...
Il vous faut que cela bouge,
Pour n'être à l'équarrissoir !
Faites bouillir la marmite,
Changez vite vos drapeaux,
Aménagez tous vos rites,
Vos têtes sous des chapeaux!
Nos enfants, ils seront libre,
Et fier de nos grandes actions.
Nous leur devons l'équilibre
Et apaiser nos passions...
Laissez-nous décemment vivre,
Vous les fâcheux, rond-de-cuir !
Nous vous donnerons à suivre,
Chemins de labeur sans fuir !
plumedefou
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