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Entends-moi, toi le ru,
Toi qui cours vers la mer.
Couché sur tes bords verts,
Tes eaux fraîches, j’ai bu !
Quand l’été, lui, moissonne,
Pour le rapport de l’an.
Tu frémis sous le vent,
Avant que le ciel tonne…
Au val, à travers champs,
Tu courrais à la ronde,
La fraîcheur de ton onde
Me ravissait d’autant !
Tes sauts de roches en roches,
Semaient des gouttes d’eaux
Mouillant les végétaux
Qui guettaient leurs approches !
Entends, toi le ruisseau,
Toi qui en ta stature
Conquière la nature,
Ecoute le pipeau…
Laisse les rives lointaines
Reviens vers moi
Oui, celle d’autre fois !
Ne sois plus hors d’haleine !
plumedefou
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