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Un songe m'envahit dans la nuit brumeuse...
Illusion de ma suspension de conscience,
Ou hypnose, douce réalité hasardeuse ?
Non, mais chimère de mon inconscience
Rêve matérialisé, fixant tes baisers
Au goût de myrrhe, à mes lèvres livides.
Bonheur devant être pris, plus que possédé,
Pour réchauffer ce corps maintenant avide.
Tant rêvé de toi ne peut me satisfaire,
L'apparence ne rassasie pas le réel,
Sinon je serai l'ombre d'un blanc suaire !
Il est plus que temps de m'éveiller des linceuls...
Que dans ma torpeur je me joue de la crécelle,
L'appelle me galvanise, me pousse vers l'aimée,
Mes désirs nocturnes me guident vers toi seule.
De ton verger j'en cueille le fruit recherché...
Douce jouissance concédée noblement,
Communion juste, parfaite, de nos êtres,
Union dans le temporel, simultanément...
C'est ainsi que nous devons le reconnaître !
De plus, notre amour en a reçu le pouvoir,
Lui seul aspire longuement la lumière,
Pour voir ses vivants qu'il aime, si plein d'espoir,
Montrant à Morphée la ligne frontalière.
plumedefou
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