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Ô ! Frileuses journées parsemant ma mémoire,
Pourquoi de tout ce temps, me faudra-t-il croire,
À ces roses des vents regardant leur miroir,
Pour y déceler l’eau cristalline et y voir
Un rêve prendre corps, frémir pour la victoire.
Métamorphose impalpable, mais notoire,
Crevant l’écran de la nuit de velours noir,
Que l’on pourrait sans peine y choir !
Ô journées de frimas figeant ma volonté,
Le temps fait toutes choses afin d’apprêter
Les roses des vents se mirant dans les ondées,
Sur les bords du jardin d’étoiles chardonnées,
Décelant le cristal de la réalité
Qui se meut vers la chrysalide d’un songe hanté,
Désirant en été la profusion flanquée,
De mille et une poésies en retombées !
plumedefou
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