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« DIVINE CAMPAGNE »
Ô divine campagne amour de ma jeunesse,
Donne moi du plaisir, que jamais il ne cesse.
De l’aube guillerette au soleil décadent
Tu fournis à mon cœur un enthousiasme ardent.
Fin brouillard froufroutant à l’aurore pointant,
En écharpe de brume ainsi qu’un cerf-volant,
Est un présage heureux, je sais qu’il fera beau
Le merveilleux soleil va pointer son flambeau.
Les perles de rosée, comme larmes des fleurs
Grâce aux tièdes rayons assècheront leurs pleurs.
Sur le gazon tout vert, je voudrais me rouler
Redevenir enfant … pouvoir me défouler.
Et je songe au verger, marchant dans les allées
Sous les branches fléchies, les feuilles ocellées,
Qui caressaient mon front. J’aimais ce bel ombrage,
Nids de doux fruits sucrés, offerts en apanage.
Que j’aimais les cueillir ces dons de la nature,
Cerise à mon oreille en devenait parure.
Glissant jusqu’au ruisseau, je quittais mes chaussettes
Remontant mon jupon pour mouiller mes gambettes.
Mes tendres souvenirs je vous garde en mon cœur,
Je retrouve avec vous mes tableaux de bonheur.
Effluves du passé, serez mon avenir,
Tout au long de ma vie, me ferez rajeunir.
© Calynette (2005)
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