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La Voie Lactée
Nocturne Allemand
Du Danube aux forêts qu’il brûlera, hulule
Le nocturne hibou que l’onde a réveillé;
Absent, son cœur diffuse un feu qui dissimule
Les germes d’un penseur au vent ensommeillé.
Lassé du souvenir qu’offre son crépuscule
Sorti tout droit de l’ombre ― enveloppé d’horreur ―
Son esprit d’animal surgi de la frayeur,
Traverse épouvanté cet être ridicule;
Dans l’attente sans fin à laquelle il eut droit,
Aux côtes de Serbie, on craignait la panique
Des mortuaires eaux sans regret et sans loi.
Je contemple des lors d’un lied germanique
La nature vivante en son éther rougi,
Recueillement sublime de cet oiseau qui gît.
Maxime
http://www.mespoemes.net/poesie101
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