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Quand l’astre du matin gravit le firmament,
Quand son pas enjambe le zénith doucement,
D’un geste généreux ses rais exquis mignotent,
La campagne à la ronde, hélant l’air et riote.
Quand zéphyr dans l’éther pesant de tout son poids,
Faisant s’effaroucher le feuillage des bois,
Me vient alors ton rire !
Quand la pluie clapote les flaques de la sente,
Son clapotis chuchote à loisir sa descente.
Elle mêle son chant au ressac de la mer
Adoucissant son cri en un parfait concert.
Les vagues devenant délicieuses cadences,
Au rythme des gouttes tombant sur ses anses,
J’aperçois ton sourire !
Quand la neige tombe en de gros flocons blancs,
Que la lande est grise sous des cieux chancelants,
Elle transit mon corps en morsures cruelles.
Les silences sont bien lourds, telles neiges éternelles !
Ils font appelles au noir des grandes profondeurs,
Où se perdent pensées et mentions de langueur…
Là s’impose ton fluide !
Quand givre des frimas accroche ses dentelles,
Aux branches des arbres il joue les ritournelles.
Or, s’arrête le temps, plus de cris, plus un bruit,
Nature se fige dans un cocon de nuit !
Sur mes rives d’arcanes en saillies, sont semées
Les réminiscences d’archives embaumées !
Lors naît l’amour limpide !
Quand le crépuscule descend sur mes cheveux,
Que l’aube proclame des lendemains heureux,
Où se livre l’émoi dans l’ivresse ardente !
Quand le déclin du jour, qu’un ciel rougeoyant hante,
Lui voit l’engagement d’un futur éternel,
L’histoire montrera l’abstention du cruel !
Lors donc sera un Roi !
Quand le bruit se fondant en l’immensité vide,
Quand le souffle du vent pousse de l’eau les rides,
Quand le soleil s’éteint rejoignant l’horizon,
Que ma souvenance rafraîchit à façon,
Il me reste alors toi, souvenirs sur mes lèvres,
Rappels agréables, de ton cœur d’orfèvre !
Alors je vais à toi !
plumedefou
( À mon épouse, ma Mie de toujours )
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