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A Paul Levrel, homme, humoriste et poète que j'apprécie.
(sonnet à la manière de Joachim du Bellay)
Heureux est le poète au terme du voyage
Qui peut dans ses écrits -qui lui sont sa toison-
Admettre que son coeur surpasse sa raison
Car il n'a pas vieilli, même au bout de son âge.
Oui ! le moment venu, dans mon petit village,
Je reviendrai chanter ma dernière saison,
La tiédeur du foyer, le toit de ma maison,
Sans envier jamais les riches davantage.
A défaut du séjour bâti par mes aïeux,
Je serai créateur, le premier, l'audacieux,
A construire au pays les murs de ma chaumine.
Je ne respire au fond que dans le vent marin
Et je ne vis vraiment qu'en sol armoricain
Auprès de mes amours dont la mort me chagrine.
Rennes 1996
René
http://www.mespoemes.net/rivaudais
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