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Ce jour mon cœur se gonfle et décide à ne plus revenir
Du côté des tous derniers goûts d'amertume.
C'est encore toi qui efface doucement mes fautes,
En vain ma bouche s'est ouverte pour dire que je veux, oui, mourir.
De tous mes mots, le dernier sera : «assume» !
Il me faut accepter tout effort comme un hôte...
Au-dessus du puits je me suis penché dans une grande attente,
Les hautes murailles font obstacle à notre échange...
La distance impose un silence plus silencieux,
Pas un souffle, ni bruissement, du côté des nuées récentes !
Sur le chemin vient une lueur étrange,
Des étoiles dormantes, là-haut au plus haut des cieux.
L'aube en clarté indécise n'a pas tourné le sablier.
Reste tranquille, que je goûte à tes lèvres pures...
Nul ne supporte mon humeur et ma révolte,
Sauf toi, ma «Bien Aimée», Doucement tu as su les lier !
Mais il est un fait, pour toi, je les abjure
Car j'ai rêvé mon futur plan de récolte.
Tu ne m'abandonneras pas aux froides et grandes absences,
A la ressemblance d'un mendiant, je quémande
Pitoyablement, plus qu'un geste, mais une attitude
Où tu joues plus qu'un rôle d'attachement en coexistence !
Une fois pour toutes, il faut que je m'amende,
Cela est sûr, je n'aurai pas d'ingratitude !
Maintenant je comprends ce qui en toi brille et t'enlumine,
Tes soupirs étaient ceux d'une âme en peine.
Et je ne comprenais pas ton ardent désir...
Pareil aux reflets du soleil, tu m'illumine.
Puis-je quelque chose si pour moi tu es la reine,
Un feu brûlant auquel je prends un grand plaisir ?
Désormais mon envie gravite autour de mon soleil,
En toi, même dormante, quelque chose m'accroche,
Me met en émoi, m'attire tel un papillon...
Tendant mes mains vers ton visage, doucement je te réveille
Et je te chante quelque chose qui nous rapproche,
Au gré des souvenirs, cherchant l'absolution !
Le projet n'était pas des plus audacieux pour ton «Poète»!
Si j'ai osé t'écrire toutes ces choses profondes,
De mon puits cela sortait tout seul, malgré moi.
Me mettant à nu, sans pour cela que je sois un esthète...
Fruits bien réels de ma raison féconde,
Réalités de mes sentiments envers toi !
plumedefou
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