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Rien, eh ! Tu n'étais pas là, il n'y avait rien.
Tu n'étais pas, le néant, la vie en des liens.
Que se passe-t-il ? Souviens-toi, non, rien ne vient,
Te souvenir, quoi, le pourrais-tu béotien ?
- Mais alors ce phénomène, qu'est-ce, eh bien ? -
''Comment, tu ignore cela mon cher «Théoricien» ? ''
Ah ce bruit ! Quel fracas, je ne puis supporter.
Tu n'entends rien, te l'ais-je répété...
Oh quelle merveille, quelle harmonie, quelle beauté !
Rien, mais ce n'est rien, non tu ne peux t'extasier...
- Si ! ces étoiles, ces planètes, regarde...
Laisse-moi contempler, oui que je m'attarde. -
Elles tournent comme les rouages d'une horloge...
Non rien, tu ne peux être aux premières loges,
Toi le mécréant, ô oui, toi qui déroge,
Es-tu seulement né ? Que l'on te déloge !
- Que d'eau, mais que d'eau, quelle puissance et cette clarté,
Ces profondeurs, ce silence, quelle majesté ! -
Ô, j'aimerai saisir ces monts et leurs azurs
Sur les hauteurs contempler, m'enivrer d'air pur.
Impossible, comprends-moi, tu peux être sûr,
Absolument rien, le vide, je t'en assure !
- Ce tapis de verdure, mais regarde ignorant,
Et là ces arbrisseaux, des oiseaux abritant ! -
Vois ici ces fleurs si diverses, et ces senteurs...
Ne t'avais-je pas dis, eh ! Rien, c'est une erreur,
Ce pourrait-il qu'un jour tu sois... et à quelle heure ?
N'as-tu comme moi, si tôt les mêmes valeurs ?
- A quelle source, dis-moi, a puisée ta sagesse ?
Dessille mes yeux, que ton grand savoir paraisse ! -
Quels bancs t-ont vu assis, de quelles écoles es-tu ?
As-tu appris comment cela est venu ?
Tu parles ainsi, mais rien, ton instruction est nue !
Aurais-tu seulement en ce temps là vécu ?
- Laisse-moi que j'observe cette diversité animale ;
Quelle faune équilibrée, c'est un vrai régal ! -
En attendant, rien, tu ne fus pas, c'est l'oubli...
Non, peut-être qu'un jour tu seras ici.
Tu tarde à me montrer ce que tu as appris !
Patience et observe, vois tout n'est pas fini...
- Te conduis-tu en ton laïus, comme Bayard,
A t'ouïr, de la découverte tu es César. -
Études et savants t'ont laissé leurs proses,
Mais en ce temps il y manque certaines choses,
Sois plus attentif, hume donc cette rose...
Délicat parfum, oui... dis-moi si tu oses !
- En quel coin la trouver, venue de quel endroit ? -
"Je saurai ! Certes oui, ce sera mon emploi !"
Rien n'est bien moins certain, et je doute en cela !
Je puis croire en cette nature, car, voilà,
C'est moi, athlétique, racé ! Qui m'appela ?
Et même une compagne... j'y vais de ce pas !
- Je m'étonne, car, n'étiez-vous rien, d'où venez-vous ?
De quelle intelligence ? Apprenez-nous ! -
Produit peut-être de ce quelconque hasard,
Chose hypothétique et abstraite, un canular,
Résultat encore d'une rencontre sur le tard.
De quelle combinaison faites-vous l'étendard ?
Allons, faites de vous une rétrospective,
Derechef, cherchez l'information massive !
Regardez mieux, n'est-ce pas simiesque d'aspect ?
Encore mieux... quel faciès, sauf votre respect...
Non bien, cette théorie ne vaut pas un pet,
Si vérité, c'est là, disparaissons d'un trait !
Depuis tant d'années, c'est là toute l'évolution ?
Ce n'est guère brillant et mérite la révolution !
Convenez qu'en recherches il vous faut plus de soins,
Dites, la solution est dans le coin !
Mais plus qu'honnêteté il y a là besoin,
Pour cause d'orgueil les réalités vous sont loin !
Dans vos supputations l'ignorance vous voile,
Et vos débats vous engluent comme dans une toile.
Tes yeux sont dessillés comme l'oiseau de proie ?
Il est grand temps de découdre afin que tu voies !
De ton scepticisme exacerbé défais-toi,
Puise à la source méritant le bon aloi !
Ainsi laisse tes contes et tes bréviaires,
Et te ton cerveau les alvéoles aères...
De la nature en consulter le livre,
L'intelligence des choses, en devoir poursuivre,
Pas à pas les sentiers du sage te faut suivre,
Avec réalisme, de cette façon, vivre !
Au début, tu me demandas d'où ! Mais depuis,
As-tu compris que le commencement c'est « Lui » !
Convenons, l'origine a son commencement,
Et que l'homme fut propulsé au premier plan
Que seulement grâce à un «Amour» des plus grand.
Sentons-nous donc solidaire ; eh oui, dépendant !
Ces vérités réveillées, veillons sur nos pas,
Avec humilité acceptons ce constat !
plumedefou
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