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Dis-moi d'où...

le mardi 18 avril 2017, à 06:24. Posté par plumedefou


    Rien, eh ! Tu n'étais pas là, il n'y avait rien.
    Tu n'étais pas, le néant, la vie en des liens.
    Que se passe-t-il ? Souviens-toi, non, rien ne vient,
    Te souvenir, quoi, le pourrais-tu béotien ?

    - Mais alors ce phénomène, qu'est-ce, eh bien ? -
    ''Comment, tu ignore cela mon cher «Théoricien» ? ''

    Ah ce bruit ! Quel fracas, je ne puis supporter.
    Tu n'entends rien, te l'ais-je répété...
    Oh quelle merveille, quelle harmonie, quelle beauté !
    Rien, mais ce n'est rien, non tu ne peux t'extasier...

    - Si ! ces étoiles, ces planètes, regarde...
    Laisse-moi contempler, oui que je m'attarde. -

    Elles tournent comme les rouages d'une horloge...
    Non rien, tu ne peux être aux premières loges,
    Toi le mécréant, ô oui, toi qui déroge,
    Es-tu seulement né ? Que l'on te déloge !

    - Que d'eau, mais que d'eau, quelle puissance et cette clarté,
    Ces profondeurs, ce silence, quelle majesté ! -

    Ô, j'aimerai saisir ces monts et leurs azurs
    Sur les hauteurs contempler, m'enivrer d'air pur.
    Impossible, comprends-moi, tu peux être sûr,
    Absolument rien, le vide, je t'en assure !

    - Ce tapis de verdure, mais regarde ignorant,
    Et là ces arbrisseaux, des oiseaux abritant ! -

    Vois ici ces fleurs si diverses, et ces senteurs...
    Ne t'avais-je pas dis, eh ! Rien, c'est une erreur,
    Ce pourrait-il qu'un jour tu sois... et à quelle heure ?
    N'as-tu comme moi, si tôt les mêmes valeurs ?

    - A quelle source, dis-moi, a puisée ta sagesse ?
    Dessille mes yeux, que ton grand savoir paraisse ! -

    Quels bancs t-ont vu assis, de quelles écoles es-tu ?
    As-tu appris comment cela est venu ?
    Tu parles ainsi, mais rien, ton instruction est nue !
    Aurais-tu seulement en ce temps là vécu ?

    - Laisse-moi que j'observe cette diversité animale ;
    Quelle faune équilibrée, c'est un vrai régal ! -

    En attendant, rien, tu ne fus pas, c'est l'oubli...
    Non, peut-être qu'un jour tu seras ici.
    Tu tarde à me montrer ce que tu as appris !
    Patience et observe, vois tout n'est pas fini...

    - Te conduis-tu en ton laïus, comme Bayard,
    A t'ouïr, de la découverte tu es César. -

    Études et savants t'ont laissé leurs proses,
    Mais en ce temps il y manque certaines choses,
    Sois plus attentif, hume donc cette rose...
    Délicat parfum, oui... dis-moi si tu oses !

    - En quel coin la trouver, venue de quel endroit ? -
    "Je saurai ! Certes oui, ce sera mon emploi !"

    Rien n'est bien moins certain, et je doute en cela !
    Je puis croire en cette nature, car, voilà,
    C'est moi, athlétique, racé ! Qui m'appela ?
    Et même une compagne... j'y vais de ce pas !

    - Je m'étonne, car, n'étiez-vous rien, d'où venez-vous ?
    De quelle intelligence ? Apprenez-nous ! -

    Produit peut-être de ce quelconque hasard,
    Chose hypothétique et abstraite, un canular,
    Résultat encore d'une rencontre sur le tard.
    De quelle combinaison faites-vous l'étendard ?

    Allons, faites de vous une rétrospective,
    Derechef, cherchez l'information massive !

    Regardez mieux, n'est-ce pas simiesque d'aspect ?
    Encore mieux... quel faciès, sauf votre respect...
    Non bien, cette théorie ne vaut pas un pet,
    Si vérité, c'est là, disparaissons d'un trait !

    Depuis tant d'années, c'est là toute l'évolution ?
    Ce n'est guère brillant et mérite la révolution !

    Convenez qu'en recherches il vous faut plus de soins,
    Dites, la solution est dans le coin !
    Mais plus qu'honnêteté il y a là besoin,
    Pour cause d'orgueil les réalités vous sont loin !

    Dans vos supputations l'ignorance vous voile,
    Et vos débats vous engluent comme dans une toile.

    Tes yeux sont dessillés comme l'oiseau de proie ?
    Il est grand temps de découdre afin que tu voies !
    De ton scepticisme exacerbé défais-toi,
    Puise à la source méritant le bon aloi !

    Ainsi laisse tes contes et tes bréviaires,
    Et te ton cerveau les alvéoles aères...

    De la nature en consulter le livre,
    L'intelligence des choses, en devoir poursuivre,
    Pas à pas les sentiers du sage te faut suivre,
    Avec réalisme, de cette façon, vivre !

    Au début, tu me demandas d'où ! Mais depuis,
    As-tu compris que le commencement c'est « Lui » !

    Convenons, l'origine a son commencement,
    Et que l'homme fut propulsé au premier plan
    Que seulement grâce à un «Amour» des plus grand.
    Sentons-nous donc solidaire ; eh oui, dépendant !

    Ces vérités réveillées, veillons sur nos pas,
    Avec humilité acceptons ce constat !

    plumedefou

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
aurorefloreale le mardi 18 avril 2017, à 12:49
Nous vous suivons de nos pas avec émerveillement!

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