Le chemin, le vrai...

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Tic, Tac...

le vendredi 21 avril 2017, à 06:11. Posté par plumedefou


    Six heures du matin, heure des matines ;
    Le firmament est encore constellé.
    Le mécanicien monte dans sa machine,
    Et le chef de gare s'apprête à siffler.
    Un oisif muse le long du quai, tranquille.
    Tic, tac... sifflet... tic, tac... le train lui part !
    La pendule dénonce le temps qui défile ;
    Sur un banc, somnole un de ces clochards
    Ne sachant traîner son âme qu'en banlieue.
    Dans la salle d'attente, s'absorbe un lecteur
    Sur la page d'un livre au titre ennuyeux.
    Tic, tac, tic, tac, elle donne l'heure sans lenteur.

    Aux murs, des affiches invitent aux voyages,
    Le train ira là-bas, vers le soleil,
    Parcourir le monde, suivre un sillage,
    Étape du futur, lointain sans pareil...
    Le cadran publie l'instant qui s'écoule,
    Tic, tac, tic, tac, les secondes sont vives...
    La trotteuse, hardie, se presse, se défoule,
    Cinq minutes... l'expresse, lui déjà arrive !
    Un type éreinté d'un job épuisant,
    Sa besace au dos, l'homme de peine est las,
    Son esprit est ailleurs, loin du présent...
    Tic, tac, tic, tac, les minutes donnent le la !

    Le sol est jonché de papiers,
    Négligence des uns, paresse des autres,
    Souvent dénoncé dans les faits divers.
    En ses haillons un bélître se vautre...
    Quelle heure est-il ? Au quatrième top,
    Tic, tac, tic, tac, l'heur sonnante se projette !
    Les aiguilles filent, elles ne bornent pas le stop !
    Marche du temps, valse des âges en goguette.
    Dieu que c'est long, et, déjà le jour luit ;
    L'air se rafraîchit et le ciel pâlit
    Dans l'immensité placé devant lui.
    Tic, tac, tic, tac, la demi se rallie !

    Les gens se côtoient, heurtent de leurs paquets
    Tout ce qui est près d'eux, sans attention.
    Des voyageurs se placent le long des quais,
    Dans le nombre, chacun se meut d'intuition,
    D'actions spontanées, d'effets serpentaire.
    Tic, tac, tic, tac, le petit jour avance,
    Il s'étire, s'allonge, puis sort du mystère,
    Et sur les néons, reprend de l'assurance
    Donnant congé à leurs éclats factices
    Maintenant, quelques usagers affluent
    En des attitudes d'intérêts complices.
    Tic, tac, tic, tac, les aiguilles évoluent,

    Entre les chiffres et les nombres du cadran !
    «Attention, att... les voy... geurs... train... retard ! »
    Ce communiqué insolite surprend,
    Un brouhaha se propage dans la gare ;
    Le haut-parleur, quant à lui, il se tait !
    Tic, tac, tic, tac, égraine l'horloge stoïque...
    On fulmine, car les avis sont muets,
    Sauf quelques messages brefs et laconique.
    Plus de trafique, plus de train aujourd'hui,
    Les cheminots râlent pour on ne sait quoi,
    Leur humeur plane, leur travail est réduit.
    Tic, tac, tic, tac, l'heure passe d'un air narquois !

    Que sera demain ? Nul ne le sait ! Chose sûre,
    L'on ne viendra pas à un statu-quo,
    La remembrance fait que rien ne rassure
    D'un léger retour en allégretto,
    Chacun s'en voudrait de baisser la garde...
    Tic, tac, tic, tac, le temps court discret !
    Aussi, laissons dire, que rien ne retarde
    Cette course folle de gens, si distrait
    Des choses d'importances, premières évidences,
    Quintessence d'esprit rationnel fondé,
    Mais ils sont rétifs aux coïncidences.
    Tic, tac, tic, tac, elles, elles sont toutes inféodées !

    plumedefou

<< Retour aux poèmes

 

Donner une note à ce poème ... (Note actuelle : /10)
Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour donner une note à un poème.

 

commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
aurorefloreale le vendredi 21 avril 2017, à 10:17
On l'entend le temps passer au son du tic tac des horloges , il ne suspend son vole mais entraîne l'homme en ses péripéties qu'apporte toujours la vie au rythmes effréné des secondes qui expresses passent, on ressent bien le rythme par l'auteur insufflé, merveille de poésie à lire et relire !

Ajouter un commentaire à ce poème :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet