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Voyez, dans l’or du soir tout s’estompe,
Dès manteau troué de constellations
Le jour a fui les agglomérations.
Les cheminées sonnent de la trompe,
Pour balayer le froid automnal.
Elles transforment le givre en mirage,
Sur un vent de sensations aux visages.
Au travers des couleurs d’un fanal,
Sans regret, l’instant glisse à l’horloge…
Atomisme d’un temps persévérant,
Moulé dans un mécanisme constant,
Un système vêtu d’une toge,
Vous toise de langueur et de spleen.
Mais ce jour fut clôturé sans grisaille,
D’une lune posée, quoiqu’elle bâille,
En son sérail visité des Djinns…
Les nuées et leur dentelle blanche,
Sur ligne d’émeraudes en bout des vents,
Vous absorbent tous vos soucis pesant
Faisant léger comme oiseau sur branche…
Aurore se marquera de bleu,
Elle s’enquerra de rosée du matin,
Pour mouiller tous les souliers de satin
Ceux des farfadets aventureux.
C’est ici que se trouve la quête,
La poursuite d’un chemin au hasard,
À la lueur d’un rayon sur le tard
Pour aboutir étoffé de fête !
plumedefou
en tout bien tout honneur
je dédie ce poème à aurorefloréale
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