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Le renouveau se traîne, s’étire plaisamment,
Il dépose la laine que l’hiver aisément,
A si bien su enduire nature et ses entours.
Ce n’est rien de le dire, mais printemps de retour
De couleurs il habille pour fêter tous les champs.
Si le vent s’éparpille c’est pour que vole l’an…
Les bourgeons verts éclosent, sur rameaux apprentis,
Les oiseaux flânent et osent quelques raids loin du nid.
Coucous, pâquerettes sautillent dans les prés.
De vertes rainettes coassent quelques ré,
Racontant les histoires et fables des régions,
En contre-ut d’offertoire, sans autres réflexions !
Le grand astre jaune, lui, il sourit pâlot,
Il vivifie la faune en bel incognito
C’est que ses rais dorent ramures des halliers,
Que feuillées colorent de verdure en paliers !
Jour après jour les terres amollissent leur limon,
Faisant que sur les aires apparaît liseron.
Les aurores naissantes adoucissent le temps,
Lumière des brunantes, attiédie le printemps.
Mais futur s’avance vers la chaude saison
Par tant d’obligeance, qu’il y a là raison !
plumedefou
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