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Les quatre temps balladine
Née en hiver quelle dérision !
Par un grand froid sans nulle illusion
Je sus très vite épiloguer mes larmes
Enfant chagrin je rêvais ,je lisais
Des contes bleus des livres désuets
et la magie investissait ses charmes
Née en hiver quelle dérision !
Mon univers !la rue en fusion
Un vrai bonheur ! j’y déployais mes armes
Garçon manqué au rire cabotin
Le pré fleuri plaisait à mon lutin
et la magie investissait ses charmes
Née en hiver quelle dérision
Vint le printemps faire la scission
J’en étais folle et jouer aux gendarmes
puis aux voleurs exaltait mon égo
Le soir tombait sur un jeu de Lego
et la magie investissait ses charmes
Née en hiver quelle dérision
l’été enfin !soleil ! explosion !
la puberté, ses étranges alarmes !
je grossissais je mangeais vraiment trop
l’automne vint m’accompagner au trot
et la magie investissait ses charmes.
raymonde verney
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