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Mon regard se tourne vers la fenêtre
Quelque chose c'est produit en mon être
Dame Nature à quelque peu changée
Les marronniers sont d'habits verts-doré
Sur leur tronc dans une dernière étreinte
Le lierre les enlace en allégresse feinte
Les arbres étouffant de cet amour brutal
Agitent leurs branches en un signe fatal
L'été est fini vient l'automne givré
Une à une les feuilles de vie sont privées
Une brise ou un souffle plus violent
Précipite leur fin en tourbillonnant
Ma vue se trouble au cœur un pincement
Par de vers ce tableau c'est bien tristement
L'annonce d'une froidure prochaine
Qui m'est faite, sûre, implacable, certaine...
Nature vivante, nature morte,
C'est là le lot qui sonne à notre porte !
Mais du tréfonds de mon âme, une joie
Monte, légère et indicible à la fois,
Chaude, rayonnante puis palpitante...
Tel un volcan de lave jaillissante
Une promesse éclate de l'horizon
C'est l'annonce d'un renouveau, et du bon !
plumedefou
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