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Souvent dans notre vie, nous disons si jamais !
Si le jour, si le temps, si j’avais l’aptitude
Je produirai ceci, je ferai cela, mais,
L’humain est ce qu’il est, et la vie est si rude…
Se faire entendre, oui, mais se faire comprendre aussi,
On aimerait qu’autrui discerne chez les autres
Les pensées, négatives, utiles rien qu’au Psy,
Mais ils croisent la voie que vous prenez, la vôtre…
Si mon savoir donnait, aux mots, un sens natal,
J’arriverais, peut-être, à dire ce qui me bloque.
Mon cœur est encagé d’un secret non banal
De fait je me sens seul face à ce qui révoque.
Instruire autrui, mais qui ? Ce qu’il y a d’ardeur,
En mon existence, mais comment ? C’est la panne !
Je suis si démuni, prisonnier de langueur,
Il n’est en mon pouvoir, enfermé des arcanes…
Vous, oui, vous qui lisez, ayez plus qu’un regard,
Soyez plus que soucieux de vos proches fragiles !
Vivez en harmonie au reste, par égard,
Par estime de soi et selon l’évangile !
De sa vie personne n’est seigneur absolu,
Nous n’avons pas choisi de venir en ce monde.
Eh ! Devons-nous être un blasé résolu ?
Être un égoïste sur vingt lieux à la ronde ?
Il n’empêche, c’est là, bien là, au fond de nous,
Nous recherchons un brin, ce petit rien pour vivre,
Exister, respirer, même sans rien, sans sou…
C’est ainsi fait, l’histoire est belle dans les livres !
On n’élit pas sa vie, c’est elle qui échoit,
Et nous pouvons y voir en elle une largesse
Grandeur d’un don gratuit, apporté sous les toits…
N’y a-t-il que des rois ? Non, pas plus de princesses !
plumedefou
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