|

Germaine quelques fois aimait se promener,
Tout au bord de la rive, d'un endroit enchanté,
Sa belle crinoline son si joli chapeau,
Faisait de cette nymphe un très joli tableau.
Une de ces nuits sans lune, lors qu'elle déambulait,
Elle découvrit celui qui peuplait ses pensées,
Son petit coeur si tendre son âme elle lui offrit,
Son corps et tout le reste de sa toute jeune vie.
Comme preuve de son amour, un bien joli poupon,
Vint clôturer un jour cette formidable union,
Puis les jours s'écoulaient teintés en rose en bleu,
Et notre gentil couple coulait des jours heureux.
Le temps se plaît hélas à calmer les ardeurs,
A soulever les doutes, à ramener les pleurs,
Il croisa sur sa route une belle dulcinée,
Et voici notre Germaine, oubliée à jamais.
Son coeur si doux si tendre, ne le supporta pas,
Elle rendît son âme, et passa au trépas,
Le fruit de son amour resta seul désormais,
Il venait de tout perdre, père et mère adorés.
Méfiez-vous fillettes, vous qui passez par là,
De ne pas rencontrer notre Loup aux abois,
Qui raffole dit-on, des bien jolis minois,
Qui portent crinoline à l'orée des sous-bois.
Marie-Rose
|