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Face au silence de la nuit je regarde l’épave,
L’épave de mon âme qui se déprave.
Le silence englobe toute souffrance
Et erre dans les nimbes de la transe.
Je regarde l’épave qui se mutile
Et qui n’est plus du tout utile.
Il est comme un navire fantôme
Il erre, filandreux, sur les dômes
D’un passé qui le regarde s’enfuir
Sans foi, sans loi, et surtout sans Son Amour
Il perd peu à peu Sa vie qui semble s’enfuir.
Une larme coule sur l’Adour
Qui emportera l’épave pour la détruire
Sans qu’on vienne à me porter secours !
F. W. Amaurroch
Saint-Geours-de-Maremne le 30 avril 2017 à 11h06
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